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par Warlock

Warlock - Assassin  


- Dimanche 01 Novembre à 01:14
Vivement critiqué comme à son habitude pour son annualisation mais néanmoins très attendu, le nouvel épisode d’Assassin’s Creed cru 2015 s’offre une lutte des classes dans une Londres qui transpire la classe mais qui malgré ses nombreuses bonnes intentions offre une expérience entre plaisir et frustration… Mais plus de plaisir que de frustration, assurément.

Restant honnête, les bons points se concentrent principalement sur la réalisation toujours excellente qui met un point d’honneur à la mise en scène et la bande-son toujours plus immersive, Ubisoft Québec sort d’ailleurs là un des plus beaux jeux de la firme et le plus beau de la saga. La navigation et le système de combats réintègrent d’anciens éléments faisant écho aux premiers épisodes de la saga avec les nouveautés (parfois pataudes) apportées par Assassin’s Creed Unity, les combats eux-mêmes sont d’ailleurs bien plus rapides et nerveux, plutôt inspirés par la réactivité et la rapidité du système free-flow. Si Arno pouvait sembler plutôt lent et vulnérable dès que les combats à plus de 3 adversaires étaient ardus, avec Syndicate, Jacob retrouve la verve d’un Ezio à pouvoir gérer plusieurs adversaires à la fois dans des rixes à mains nues où la sensation des coups est vraiment soignée et apporte donc à la série certainement ce qu’elle a de mieux aujourd’hui en mêlée.

L’avantage des phases en monde ouvert est la possibilité de passer d’un héros à l’autre selon vos préférences de jeu, Jacob ou Evie, les deux possédant leur arbre de compétences, leurs tenues et leurs armes (kukri, poing américain, canne-épée). Ainsi si Jacob, plus tête brûlée, s’inscrit dans un gameplay plus frontal qui embrasse avec plaisir les combats de mêlée comme c’était le cas dans les derniers épisodes, Evie, plus réfléchie, vous amènera à faire preuve de discrétion et de réflexion sur votre approche, ce qui rappelle avec plaisir Assassin’s Creed II et Unity. Désormais, les objectifs secondaires ne sont plus un handicap qui sanctionne le joueur par une synchronisation incomplète s’ils ne sont pas remplis en cours de mission mais représentent un bonus d’expérience gagné au personnage et/ou d’argent du jeu, ce qui efface clairement un aspect très frustrant en place depuis quelques années.

En plus de la personnalisation de vos armes, vous pouvez les améliorer, les fabriquer selon les matériaux que vous récupérez après vos combats ou dans divers coffres dissimulés aux quatre coins de la grande capitale du monde de l’époque… vous pouvez également évoluer vos Rooks en développant leurs activités à travers Londres via un tableau rappelant la reconstruction de Monteriggioni (Assassin’s Creed II) ou Rome (Assassin’s Creed Brotherhood). Beaucoup à faire donc, Londres n’a pas été reconquise en un seul jour.

Il est également agréable de souligner la présence d’un doublage français parisien (ndlr: pas un doublage français québécois comme il est de coutume depuis l’opus Revelations) qui passe en revue bon nombre de voix familières à commencer par celles de Sébastien Desjours (Jacob) qui campe à nouveau un chef de gang après avoir prêté sa voix à Charlie Hunnam pour le rôle de Jackson Teller de la série des Sons of Anarchy, Nathalie Bienaimé (Evie) qui reprend à nouveau un rôle de grande sœur responsable après avoir épaté l’assemblé en campant Mikasa de l’Attaque des Titans, la comédienne s’approprie à merveille le caractère de la jolie soeur Frye, à la fois sexy, espiègle et déterminée. La version française ne troque pas pour autant l’aspect multilingue du jeu et ne propose qu’un doublage partiel, se limitant aux personnages principaux alors que les PNJ rencontrés dans les rues de Londres s’expriment continuellement dans la langue de Shakespeare, niveau ambiance c’est donc excellent.

Si le système de déplacements est enrichi par l’arrivée du grappin qui facilite grandement votre navigation, conduire les calèches s’avère très vite un désavantage pénible tant la navigation est peu soignée, rappelant douloureusement les phases de conduite de Watch_Dogs. Entre une tenue de route peu stable qui vous amène à percuter décor ou PNJ sans vraiment le désirer et combats parfois déséquilibrés, pour le coup nos Assassins loupent malheureusement le coche.

En plus des combats et de la navigation perfectionnés, c’est aussi tout le système d’enquêtes introduit par l’opus précédent qui se paie un bel upgrade. Désormais les enquêtes ont une difficulté plus poussée mais la réelle nouveauté réside dans le HUD spécifique à cette phrase de jeu ainsi que dans la possibilité de choisir le sujet de vos questions à poser aux suspects. Même si ce n’est pas encore du niveau d’un The Witcher ou d’un Mass Effect, vous pouvez désormais faire certains choix de dialogues dans Assassin’s Creed.

D’autres surprises de taille sont également au programme, comme le concept des failles temporelles qui vous emmène dans une chronologie parallèle, en open-world et non sous forme de courtes missions comme dans l’opus précédent. Notez également la rencontre de figures historiques emblématiques telles que Karl Marx, Alex Graham Bell, Charles Dickens ou Charles Darwin pour qui vous devrez résoudre certaines affaires ou accomplir quelques prodiges pour le droit commun. Mention spéciale et coup de cœur pour les enquêtes occultes de Charles Dickens, s’inspirant avec bon goût du folklore anglais de l’époque coïncident parfaitement avec les travaux de l’écrivain ou les Penny Dreadfuls.

Là où le nouveau soft d’Ubi peut décevoir est dans le classicisme de son scénario qui propose dans les grandes lignes une nouvelle chasse aux Templiers avec différents noms sur une liste… On se reprend parfois à vouloir dire face à une cible : « You have failed this city. » Malgré le plaisir avoué de retrouver de manière plus présente la méta-histoire contemporaine et de voir que les choses bougent enfin, l’histoire plutôt en retrait captive difficilement de part sa narration décousue malgré ses nombreux personnages emblématiques et forts en gueule dont un antagoniste principal charismatique. Après l’introduction de jeu vraiment réussie, démarrant sur les chapeaux de roue dans un rythme soutenu où l’urgence de la situation se fait ressentir, on se plaît plutôt à voir l’évolution de nos deux héros en contradiction quasi-permanente sur leurs objectifs et leurs méthodes, à voir les attachants jumeaux, avec leur côté Oliver Twist, s’aimer et se déchirer dans une ambiance des quartiers mal famés de Londres qui ne renie pas From Hell et Gangs of New York.

Cependant, si l’histoire éprouve quelques difficultés à capter toute notre attention, à cause du format open-world, celle-ci se retrouve pourtant relativement courte en s’étalant sur 9 séquences toutefois bien complètes et incite donc le joueur à prendre part majoritairement à toutes les activités annexes que le contenu gargantuesque de ce bac à sable anglais peut proposer et il y’aura fort à faire. Si les traditionnelles collectes d’items en tout genre sont toujours de la partie, la libération de Londres quartier par quartier vous réserve un beau panel de phases de jeu différentes et auprès desquelles même les fines bouches y trouveront leur compte.

Et oui, la ville de Londres elle-même apparaît comme un véritable personnage vivant à part entière avec sa forte personnalité, ses changements d’humeur et ses rencontres inattendues au coin de chaque ruelle. Prendre part à son histoire est un dépaysement véritable comme à l’époque de Venise et Florence. La magie de l’underground anglais.

Dernier point, oui, Assassin’s Creed Syndicate corrige le tir d’Assassin’s Creed Unity et le fait même très bien, car peaufine avec aise les nouvelles mécaniques de jeu introduites en 2014 et en propose une expérience donc plus travaillée et poussée grâce notamment au retour d’activités et modes de jeu solides rencontrés dans les premiers épisodes.

Ne détestez pas par avance Syndicate sans avoir pu poser vos yeux et mains dessus, par effet de mode ou simplement en substituant votre personnalité à ceux d’avis de testeurs « de grands sites du web français », préférant brader leur intégrité à l’acquisition d’une image auprès d’un certain type de public car d’Un vous passerez à côté d’un bon jeu, d’un des trois meilleurs Assassin’s Creed et d’une excellente expérience vidéoludique mais en plus vous prouverez votre aigreur à tous. Laissez-lui une chance de vous séduire, il le mérite, après tout, le jeu récolte de bonnes (voire très bonnes) notes à l’international, ce n’est certainement pas volé.

Imparfait car malgré la richesse de son open-world et la générosité de son contenu attrayant, le joueur connaît déjà tous les rouages de la machine et le peu de véritables nouveautés se révèle insuffisant et tire la corde d’alarme sur le besoin de prendre une pause dans le rythme des sorties. L’intérêt de cet opus réside dans son ambiance qui frôle la perfection et l’exploitation de la mythologie de la saga ainsi que dans les liens entre les héros. Assassin’s Creed Syndicate est une Dolorean de très bonne facture qui vous fera voyager dans un bac à sable temporel londonien géant où les activités sont nombreuses et captivent l’intérêt, Guiness et poignard à la main, « London Calling » et « Personal Jesus » en tête. Entre Assassin’s Creed Brotherhood et Mafia, si vous n’avez touché à aucun épisode depuis 2009 (hormis l’excellent Black Flag), ruez-vous dessus, pour les plus assidus ce dixième saut temporel sera plus anecdotique mais paradoxalement rassurant par rapport à l’épisode de 2014. Assassin’s Creed Syndicate se hisse, grâce à ses qualités, parmi les trois épisodes immanquables de la licence avec Assassin’s Creed II et Black Flag, c’est tout de même fort. God save the Queen!

4 étoiles (/5)

NB : Note initiale de 3,5 étoiles, le lancement très correct (le meilleur de la saga depuis 2010) du titre lui octroie un bonus car pointer les dysfonctionnements est honnête, mais mettre les choses en valeur quand ça se passe bien n’est que justice. (Très) peu de bugs techniques ou d’affichage à déplorer. Bon point pour Ubisoft Québec.

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